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Comme les points de suspension, comme le rythme ternaire, comme “a rose is a rose is a rose” (Gertrude Stein), comme “heroes are heroes are heroes” (Manuel Joseph*), “général général général” va par trois. Le modèle ne l’est plus: il est désigné comme “spécial”. Spécial, “Général général général” l’est comme le serait un ami augmenté, un Gérard Gérard un peu déviant et pourtant ultra-standard. C’est un objet amical, une grande tablée à 80 convives, mais aussi un objet secret: il dit à peine son nom, pas même celui de l’auteur. Sa forme, connue et éprouvée, est celle de l’image éditée montrée.

“Général général général” est un objet graphique de la famille des graphzines, du tract, de la chose imprimée. “Général général général” est un corpus visuel manifeste. “Général général général” met à plat le travail de ses invités, avec sa forme par défaut.

“Général général général” cherche l’objet fini authentique unitaire. “Général général général” invite des artistes jamais vus, trop peu vus, pas bien vus. Parce qu'ils sont singuliers, ils deviennent “général général général”.

“Général général général” est une parution aléatoire en rafales. La première remonte à septembre 2009, avec Nina Childress, artiste, et Julien Carreyn, illustrateur. Deuxième rafale en novembre 2009: Renaud Monfourny, photographe, Claude-Samuel Lévine dit Samy, compositeur, et Guillaume Dégé, illustrateur. La troisième, en janvier 2011, est dédiée à Christophe Jacquet (Toffe), artiste graphique, qui prend d'assaut six “ggg” à lui tout seul.


© GÉNÉRAL GÉNÉRAL GÉNÉRAL, 2009

* “Heroes are heroes are heroes”, Manuel Joseph, P.O.L., 1994.