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JUlien carreyn
100 exemplaires
septembre 2009
10 euros



Julien Carreyn glisse de l’illustration à la photographie et la peinture, sous l’influence assumée de nombre de dessinateurs (Macherot, Tezuka, Hanakuma...). Il collabore avec des artistes partageant ce goût pour l’illustration (Antoine Marquis, Pierre la Police, Hendrik Hegray) et expose cet automne à la galerie Alfa, à Paris (« Ecstasy ! », du 11/09/09 au 3/10/09).

« J'ai voulu visiter le thème ultra-classique du nu sans décor avec des outils de bureautique : Bic, ordinateur, impressions laser. La difficulté dans le nu, c’est qu’il révèle. Le défi était de rendre cette révélation mystérieuse, en préservant sur les images une profondeur, une tension psychologique par l’expression des modèles: défi, fierté, ennui, abandon, vénalité, plaisir ou inquiétude, réceptacles de danger et/ou d'hyper-normalité. Plutôt que « faussement » grossiers ou « apparemment » malhabiles, mes dessins sont bons et bien dessinés au sein d’un moyen d'expression qui est celui de la « LIMITE ».

J’avais d’autre part en tête des sensations disparues après les années 90, période où je collectionnais de la house music. Quelques références assez précises ont déterminé l’orientation du travail : pour les nus, Dance Mania et Clubtracks, deux labels au son très « Chicago-Ghetto », au minimalisme sec et à l’humour assez méchant, et, pour les peintures, le label Basic Channel (Maurizio), deep, abstrait, mystérieux et atmosphérique.